11 février 2019

11 février: Parlons de femmes et de filles de science


Les professeures Nadia Lehoux, Marie-Pier Côté, Crystal LaFlamme et Céline Vaneeckhaute.

Nous profitons de ce 11 février, déclarée Journée internationale des femmes et des filles de science, pour souligner le travail des femmes, professeures, enseignantes et étudiantes, qui ont fait et qui font de la Faculté un lieu de transmission et d’avancement des connaissances scientifiques. Celles-ci, par leur travail et leur exemple, incitent un nombre croissant de femmes à développer leurs aptitudes en sciences et en mathématiques et à croire en leur capacité d’apporter leur pierre à l’édifice dans des disciplines à prédominance masculine.

Pour en savoir plus sur le parcours de nos professeures, nous avons demandé à quelques-unes d’entre elles si elles avaient été influencées par des modèles féminins durant leur cheminement universitaire et si certains préjugés restaient à combattre pour donner aux femmes le goût de faire carrière en sciences et en génie. Voici ce qu’elles ont répondu.


Pour toutes, des modèles féminins positifs

Pour Nadia Lehoux, professeure en génie industriel, c’est l’actuelle rectrice, Sophie d’Amours, qui a été sa directrice de recherche, sa mentore, sa confidente, sa source de détermination et son phare. «Elle a toujours été présente pour moi et m’a incitée à me surpasser et à avoir confiance en moi, témoigne-t-elle. Je lui en serai éternellement reconnaissante.» La professeure en géologie Crystal LaFlamme a également eu pour modèle une directrice de recherche à la maîtrise qui lui a appris à faire du travail de terrain en région éloignée et à se débrouiller en terres inhospitalières. Pour Marie-Pier Côté, professeure en actuariat, les modèles les plus importants ont été les deux femmes qui lui ont enseigné à McGill aux cycles supérieurs, et qui étaient d’excellentes pédagogues, se rappelle-t-elle. Une de ses professeures, alors enceinte, lui a d’ailleurs «permis de réaliser plus concrètement qu’il était possible d’avoir une famille tout en ayant une carrière universitaire».


De nets progrès mais toujours un plafond de verre

Si Nadia Lehoux aimerait voir plus de filles étudier en génie et que Marie-Pier Côté trouve que trop de filles sont convaincues, à tort, que les maths ne sont pas à leur portée, la professeure en génie chimique Céline Vaneeckhaute croit que les préjugés concernant la capacité des femmes d’étudier en sciences et en ingénierie sont en train de disparaître tranquillement. Elle en veut pour preuve l’important contingent de filles dans les programmes en génie des eaux et en génie chimique. Le principal combat qu’il reste à mener, selon elle, c’est d’amener plus de femmes à occuper des postes de haut rang en sciences et en génie. «Généralement, les collègues professeurs et les présidents d’entreprises avec lesquels je travaille, ce sont des hommes.» Même son de cloche de la part de Crystal LaFlamme qui se réjouit du nombre élevé de femmes qui étudient en géologie et en génie géologique, mais qui constate par ailleurs que «peu de femmes, après leurs études de doctorat, décident d’enseigner», elle qui ne compte qu’une consœur parmi ses collègues départementaux.

Comment peut-on changer la donne? Crystal LaFlamme croit que des femmes qui se hissent très haut dans la hiérarchie universitaire, comme la rectrice Sophie D’Amours et la vice-rectrice à la recherche Eugénie Brouillet, sont des exemples qui font bouger les choses. Elle croit également que des concours de chaires de recherche ouverts en priorité aux femmes et aux minorités sont une bonne façon de soutenir la recherche féminine en science. Finalement, la chercheuse d’origine ontarienne considère que des programmes sociaux flexibles, comme le régime québécois d’assurance parentale, permettent à des femmes comme elle de concilier de hautes ambitions professionnelles et leur désir d’avoir des enfants.

Dans le même ordre d’idée, rappelons que la Faculté participe activement à l’activité Les filles et les sciences, un duo électrisant! qui aura lieu le samedi 23 février au pavillon Alexandre-Vachon, de 9h à 16h. Pour l’occasion, des filles de 2e et 3e secondaires vivront toutes sortes d’expériences et pourront se projeter dans des carrières en sciences et en technologie.