08 septembre 2020

Dans les entrailles des grottes de Boischatel

Les étudiants en génie géologique pourront découvrir – virtuellement, pandémie oblige – les plus longues grottes à l’est du Canada.

Elias Djemil, réalisateur, Richard Fortier, professeur au Département de géologie et de génie géologique de l’Université Laval, et Éric Légaré, spéléologue chez Spéléo-Québec. Photo: Rachel Trudeau

Avec leur longueur de plus de 2,5 kilomètres, les grottes de Boischatel ont tout pour fasciner les amateurs de spéléologie. Situées à quelques minutes de Québec, près de la chute Montmorency, elles offrent un vaste réseau de galeries souterraines à explorer.

Pour Richard Fortier, professeur au Département de géologie et de génie géologique, l’intérêt des grottes et de leurs environs réside dans le fait que l’on peut y observer divers phénomènes karstiques. «Les pertes d’eau de la rivière Ferrée dans les grottes de Boischatel et son lit asséché au nord du Club de golf Royal Québec font partie de ces phénomènes. Au printemps, lors de la fonte des neiges, les grottes ne peuvent absorber le fort débit d’eau et la rivière Ferrée réoccupe son lit abandonné. L’eau qui s’infiltre dans les galeries souterraines et creuse très lentement d’immenses cavités fait résurgence dans le parc le long de la rivière Montmorency. Il y a aussi d’immenses affaissements de terrain dans le secteur de Boischatel qui sont des signes évidents de l’activité karstique.»

Chaque automne depuis 2013, le professeur Fortier invite les étudiants du cours Méthodes de terrain en génie géologique à visiter les lieux. Plongés dans la peau de géophysiciens qui répondent à un appel d’offre de services fictif, les étudiants doivent effectuer un levé gravimétrique au sol pour détecter les cavités souterraines. L’activité comprend aussi une visite des grottes en compagnie d’un guide-spéléologue, Éric Légaré, de Spéléo-Québec.

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