18 mars 2019

Québec sollicite l’expertise du Laboratoire d’études sur les risques naturels sur les glissements de terrain

Trois professeurs de la Faculté seront mis à contribution dans un important programme de recherche financé par le gouvernement du Québec qui permettra de mieux planifier l’aménagement du territoire dans les zones vulnérables aux glissements de terrain.

Glissement de terrain à Saint-Luc de Vincennes en 2016.

Un programme de recherche novateur sur les glissements de terrain, mis sur pied par le ministère de la Sécurité publique en collaboration avec le ministère des Transports du Québec, sera mené par le Laboratoire d’études sur les risques naturels (LERN) du Département de géologie et de génie géologique.

Subventionné à hauteur de 2,18 M$ par le Fonds Vert, ce programme de recherche s’inscrit dans le contexte des changements climatiques qui favorisent les phénomènes météorologiques extrêmes et donc la hausse de la fréquence et de l’importance des sinistres. Le gouvernement cherche ainsi à mieux comprendre les risques liés aux phénomènes naturels afin d’agir en amont pour éviter des sinistres potentiels.

«Le principal objectif de cette collaboration entre le gouvernement du Québec et l’Université Laval est d’améliorer les connaissances sur les glissements de terrain et l’implication des changements climatiques dans leur déclenchement afin de mieux planifier l’utilisation du territoire dans les zones vulnérables à cet aléa naturel», explique Ariane Locat, professeure au Département de génie civil et de génie des eaux, très impliquée dans cette collaboration. Ce programme permettra, à terme, d’améliorer les pratiques d’intervention pour la prévention et l’atténuation des risques des glissements de terrain et de former du personnel hautement qualifié dans ce domaine.

Le programme de recherche comprend 4 projets qui, outre Ariane Locat, seront menés par 2 autres professeurs de la Faculté des sciences et de génie, soit Jean-Michel Lemieux et Richard Fortier, tous deux du Département de géologie et de génie géologique. Le premier projet concerne l’influence du climat sur la stabilité des pentes dans les argiles marines du Québec (Jean-Michel Lemieux), le 2e, l’analyse et la modélisation de la propagation des débris de coulées argileuses non confinées (Ariane Locat), le 3e, la rupture progressive et les étalements dans les argiles sensibles de l’Est du Canada (Ariane Locat), et, finalement, le 4e, la corrélation entre la résistivité électrique des sols argileux et certaines propriétés géotechniques (Richard Fortier).

Pour en savoir plus sur ce programme de recherche, nous vous invitons à lire le communiqué de presse de l’Université, l'article du Fil, «Prévenir la vulnérabilité», celui de La Presse, «L'Université Laval entreprend des études pour prévenir les glissements de terrain», ou encore celui de Radio-Canada, «Y a-t-il un lien entre changements climatiques et glissements de terrain?».

La Faculté félicite Ariane Locat, Jean-Michel Lemieux et Richard Fortier et leur souhaite la meilleure des chances tout au long de leurs travaux de recherche.